A propos

Qui suis-je ?

Il y eut la sidération. Puis l’espoir, le temps d’un été. Avant finalement une nouvelle désillusion en fin d’année. Entraînant avec elle son lot de questionnements incessants. D’une simple amertume pour certains, à une forme de géhenne pour les autres, la crise sanitaire que nous traversons ébranle notre société, jusqu’à fragiliser ses fondations. Si bien qu’aujourd’hui, notre démocratie se retrouve altérée par des mesures politiques contraignantes pour les libertés individuelles. Et surtout fragilisée. Pour ne pas dire menacée.

Pourtant, au milieu de ce marasme ambiant et pesant, des microsystèmes démocratiques se sont
organisés. D’autres encore se sont renforcés. Parmi eux, la vie communale a, semble-t-il, retrouvé les attributs qui ont fait d’elle la forme démocratique locale la plus pure tel qu’au temps d’Aristote et de la pensée politique. Alors que certains élus nationaux sont blâmés d’être déconnectés des réalités, le lien entre les mairies et les administrés n’a cessé de se renforcer.

Les acteurs locaux se sont multipliés. Les politiques nationales décriées, les mesures purement locales se sont amplifiées. Paradoxalement aussi, des initiatives individuelles au service de la collectivité ont émergé. Bref, le prisme même d’une proximité longtemps égarée, se reflète dans une vie municipale aujourd’hui retrouvée et dans une forme de citoyenneté décomplexée. Il y a-t-il un gagnant de ce contexte délétère ?

A 25 ans, je place cette problématique au centre de mes réflexions personnelles et professionnelles. C’est un sujet d’analyse certes mais dont l’angle se prête également à un travail journalistique conséquent de recherche et de collecte d’informations, également propice à de nombreux traitements. Et à plusieurs formats. Une manière d’étudier les rouages de la vie
communale, d’aller à l’essence même de son fonctionnement et de révéler les comportements
de ses acteurs qui l’animent. Une manière aussi de comprendre comment tout ce petit monde s’agence autour de cette organisation où convergent des liens sociaux, politiques, culturelles et économiques. Par conséquent, l’idée est de donner la parole à ces individus qui interagissent à l’intérieur de cette micro-société autonome, et intrigante.