L’eau, un enjeu municipal
ENQUÊTE – La rivière qui traverse Montpellier avant de se jeter dans la Méditerranée, à Palavas, est sur la liste des rivières polluées (et polluantes) dressée lors du sommet des Océans, qui s’est tenu à Lisbonne au début du mois de juin. Si les raisons du souillage de ce bien municipal sont nombreuses, certains accusent directement l’activité viticole du Pic Saint-Loup. Les pompages intensifs de l’eau et les déversements de produits nocifs sur la commune de Prades-le-Lez sont en partie responsables. Un crime de Lez majesté ?
« Pêche et baignade interdites. » Les arrêtés municipaux et préfectoraux se succèdent d’année en année. Le dernier en date, du vendredi 1 juillet, justifié par la présence en forte quantité de cyanobactéries, suspend les deux activités. Les habitants de la commune de Prades-le-Lez y sont malheureusement habitués. Assis dans l’herbe, sur la rive droite du Lez, Patrick Bémol et ses amis retraités de l’association Eau source, se remémorent pourtant leurs aventures passées sur une rivière en bonne santé. Tous les jours, en milieu d’après-midi, ces défenseurs de la nature se donnent rendez-vous, à la résurgence du Lez, pour contempler sa partie encore pure. « C’est notre paradis« , confient-ils.
Pourtant, 2,46 kilomètres en aval, la qualité des eaux se dégrade dangereusement. Les algues y prolifèrent. Les traînées de boue recouvrent le lit vaseux. La roche s’effrite. « Dès le pont de Prades, ce n’est plus la même rivière ! Le Lez est souillé« , argue Lucien, membre de l’association. D’où provient cette pollution ? Si les raisons sont nombreuses pour expliquer ce désastre écologique, certains scientifiques et habitants des rives du Lez n’hésitent pas à blâmer l’activité viticole du Pic Saint-Loup, intensive en amont de la rivière.
Présence de nitrate et de produits phytopharmaceutiques… Crime de Lez Majesté ?
Lucien est désemparé : “Le Lez est malade. La végétation se fane, les espèces animales fuient. Pas besoin d’être scientifique pour constater que les eaux du Lez sont de la même couleur que certains produits utilisés.” Les agents du Syble (Syndicat du bassin du Lez) ont également constaté ces marques de pollution. Léa Dominique, responsable de la qualité de l’eau, est formelle : “On le sait, des études l’ont déjà prouvé : ces pollutions sont la conséquence des résidus de produits agricoles et viticoles.”
Les relevés hydriques et autres échantillons prélevés par le Syble, à hauteur de Prades-le-Lez, ont repéré du nitrate (issu des engrais) et des produits phytopharmaceutiques (anciennement phytosynthèses puis phytosanitaires) : en clair, des traces de glyphosates (d’herbicides), de fongicides et d’insecticides. Ces produits, autorisés et utilisés par le monde agricole, notamment dans la viticulture, sont extrêmement nocifs dans un écosystème.
« Difficile de lister les substances »
Léa Dominique, agent du Syble.
Mais le syndicat n’a pas les autorisations nécessaires pour pousser ses analyses et n’est pas assermenté pour dénoncer ces déversements. Ses relevés restent imprécis. “Il y a des traces. Mais il est difficile de lister les substances, concède Léa dominique. Ces pollutions peuvent venir de tellement de paramètres…” Une chose est sûre, ce pic de pollution coïncide avec la présence des trois vignobles… à hauteur du pont de Prades.
Mise en bière du Lez ?
Plusieurs fois par an et sous l’impulsion de l’État, des études plus poussées sont menées par les services de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse. Des échantillonnages sont prélevés afin de déterminer les degrés de pollution. Sur demande du Syble, certaines données ont été transmises par l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques) et la Naïades (Eau France, service de la qualité de l’eau). Problème ? “Les mesures sont éparpillées et non classifiées, peste Léa Dominique. Seules des unités et annotations chimiques sont mentionnées.” Autrement dit, difficile de nommer précisément les substances. Encore moins de désigner le ou les potentiels responsables de ces pollutions.
Néanmoins, depuis janvier 2020, de nombreuses substances ont été identifiées. Parmi elles, des fongicides (contre la prolifération de champignons) tels que du boscalide, du cyprodinil, du fenhexamide, du folpet, de l’iprodione et de l’iprovalicarbe, et du pyriméthanil. Des herbicides parmi les plus agressifs (glyphosate, roundup et synthèse de l’expérience), ont également été trouvés au milieu de quelques insecticides. Si la plupart de ces produits sont autorisés uniquement à des fins professionnelles, d’autres sont seulement “tolérés” par la loi Labbé, relative à l’utilisation de produits dans les espaces accueillant du public. Deux à trois microgrammes par litre d’eau de POEA et d’aminotriazole, le “glyphosate du vigneron”, ont également été retrouvés. Soit une quantité trois à quatre fois supérieure à la normale. L’agent du Syble concède : “Les échantillons ont parlé. Concrètement, la ligne rouge est dépassée.”
A titre de comparaison, les prélèvements effectués par le syndicat au deuxième point de mesure en aval du Lez – à port Ariane, à Lattes – ne mentionnent pas la présence de ces éléments. Du moins, pas dans les mêmes proportions. Plusieurs stations d’épuration, situées le long de la rivière dès sa pénétration dans Montpellier, pourraient expliquer la dissolution ou le captage de certaines molécules.
Des dépôts de pollution visibles dans la rivière
Sollicités par nos soins, les services de la BRGM (Bureau de recherche géologiques et minières), ont également constaté, à plusieurs reprises dans le lit du Lez, la présence de déchets issus de l’agriculture sur le calcaire. Ces dépôts correspondraient au “glyphosate du vigneron”, déjà identifié par les prélèvements. Selon l’organisme de géothermie, une bactérie jaunâtre et visqueuse, pouvant entraîner des dépôts de vases sur la roche, est une des preuves de sa présence. Ce dépôt est visible dans la rivière, dès le pont de Prades, à quelques mètres du premier domaine viticole.
Arthur Adou, diplômé d’Agrosup et de la faculté des Sciences de Montpellier, a lui aussi un avis bien tranché. Dans le cadre d’une de ses formations, le jeune homme avait étudié le Lez. “Nous sommes restés un long moment sur place, précise-t-il. Nous avons effectué des relevés non officiels mais tout de même intéressants : l’eau n’était pas de bonne qualité.” Des résidus d’herbicides ont même été identifiés.
Utilisation de phytopharmaceutiques
Les membres de l’association Eau source ont eux aussi un œil avisé sur la vie de la rivière. En vélo, le retraité Lucien arpente chaque jour les alentours. Il avoue avoir assisté à des scènes surréalistes. Le regard tourné vers les champs, ses yeux fusillent les vignes. Après un moment d’hésitation, il se lance : “J’ai déjà observé des déversements de produits dans la rivière depuis les champs. Pire encore, une fois, je suis resté bouche bée devant le traitement par hélicoptère. Je ne l’avais jamais vu avant. Difficile d’imaginer qu’ils puissent viser droit et épargner le Lez.” Xavier Perret Du Cray, agriculteur et utilisateur assumé de produits phytopharmaceutiques, voisin des domaines viticoles à hauteur du pont de Prades, n’a pas souhaité répondre à nos questions. Il confirme cependant l’utilisation similaire de certains produits dans les vignes et dans les champs voisins.
« Tout le monde fait ça, partout en France »
Un vigneron de la région.
Une autre pollution, invisible, fait également des ravages : le sulfate de cuivre. Il est présent naturellement dans l’eau dans des proportions raisonnables et contrôlées. Mais les quantités observées dans le fleuve héraultais, au niveau de Prades-le-Lez, sont affolantes. Les relevés du Syble le confirment également : des niveaux 10 fois supérieurs à la norme ont été mesurés. “On le retrouve dans les cuves de cépages, après la séparation du vin et du raisin », explique Léa Dominique. Le sulfate serait 10 à 20 fois plus dangereux en cas de déversement dans une rivière. “Il pourrait ainsi justifier l’impact des exploitations viticoles sur sa vitalité”, poursuit-elle. La spécialiste n’en démord pas : “Les résultats ne sont pas normaux à cet endroit de la rivière.”
Que répondent les vignerons ?
De nombreux champs bordent le Lez. Aux premiers abords, rien n’indique l’utilisation de produits chimiques. Les cépages sont parfaitement alignés. Les couleurs claquantes de raisin illuminent les allées. Les pieds de vignes, soyeux, se distinguent parfaitement les uns des autres. En clair, aucune mauvaise herbe ne vient polluer un décor, lisse, proche de la perfection.
Ce mardi 5 juillet, un tracteur zigzague dans les champs. Une imposante citerne le précède. Un épais nuage de vapeur s’en dégage. Le véhicule arrose ses vignes de produits. “Tout le monde fait ça, partout en France. C’est pour soigner la vigne”, détaille Guillaume Daumond, propriétaire du domaine Folle Avoine, non loin du Pic Saint-Loup. Le vigneron connaît les pratiques de ses confrères du secteur. Il le reconnaît personnellement : “Des produits sont utilisés quotidiennement pour le traitement des plans et le désherbage. Qu’on soit dans le bio ou pas.” Mais avec quels produits ? Là est la subtilité. L’agriculteur sur le tracteur, dans les vignes du domaine de Saint-Clément, refuse de s’arrêter. Il fait un signe de la main puis rebrousse chemin.
A quelques mètres des premiers champs, dans les grandes et lugubres salles du domaine, les cavistes sont formels : “Nous sommes en transition vers une viticulture biologique”. Mais en attendant, utilisent-ils des produits phytopharmaceutiques ? L’hypothèse n’est pas réfutée par le domaine, ni confirmée. “Nous utilisons des désherbants performants et quelques engrais« , poursuit l’un d’eux. Autrement dit, de possibles substances phytopharmaceutiques et nitrates pourraient être déversés dans les champs. Les cavistes ne listeront jamais précisément les produits.
Les accusations sont réfutées
De l’autre côté de la rivière, des champs de vignes surplombent le Lez. Cette fois, la citerne n’est pas attachée au tracteur, mais stationnée au bord de la rivière. Sa cuve est fermée. Les vignes sont plus touffues, plus fournies. Herbes et fleurs composent les allées. A l’entrée du champ principal, un grand panneau “Agriculture biologique” indique la spécificité du domaine. Le propriétaire du vignoble n’a pas souhaité s’exprimer sur ses activités. La bande de Lucien connaît toutefois bien le personnage : “Le déversement de produits par hélicoptère, c’était sur ses parcelles.”
Les réponses aux questions viendront finalement de la coopérative viticole, La Cave des filles, à l’intersection entre le pont de Prades et la coulée du Lez. Les deux spécialistes du vin de l’établissement dressent un portrait bien terne des vignerons du secteur. “Ils utilisent tous des produits. Certains l’assument, d’autres moins. Mais ils n’en ont pas forcément conscience”, lance la première. “Il n’y a pas une volonté de leur part de nuire à l’environnement”, complète la seconde. Guillaume Daumond, connaît pourtant les exigences du métier : “Nous sommes obligés d’utiliser des produits pour nourrir, protéger et entretenir les vignes”. Cette utilisation est censée être encadrée. “Des certiphythos sont délivrés à chaque agriculteur. Ils ont une formation sur l’employabilité des produits phytopharmaceutiques, leurs risques”, précise Léa Dominique, du Syble. Le vigneron de Vendargues confirme cette subtilité. Contactée, la Chambre d’agriculture de l’Hérault, gestionnaire du dossier, n’a pas donné suite à nos sollicitations.
« Le Lez est déjà trop bas. Alors le pompage des eaux par les domaines agricoles et viticoles n’arrange rien. »
Léa Dominique, agent du Syble.
“A part Perret Du Cray (l’agriculteur, utilisateur de pesticides, NDLR), il n’y a que des domaines viticoles à Prades”, concluent les deux cavistes de la coopérative. S’ils ne le font pas sciemment, les vignobles sont indirectement pollueurs, ne serait-ce que par leur présence et leurs activités. “L’usage domestique des produits phytopharmaceutiques est interdit. Seule une autorisation professionnelle est autorisée”, complète Léa Dominique.
Le pompage des eaux également remis en cause
Le Lez est actuellement interdit à la pêche et à la baignade en raison de la présence de cyanobactéries, des bactéries aux toxines naturelles mais potentiellement dangereuses en cas de grande quantité. La prolifération est liée à la stagnation et au réchauffement des eaux. “Le Lez est déjà trop bas. Alors le pompage des eaux par les domaines agricoles et viticoles n’arrange rien.” Selon les dires de la spécialiste de la qualité de l’eau du Lez, Léa Dominique, les domaines de viticulture auraient, là encore, un impact indirect sur ce volet de pollution. Reste à le prouver. La mission est ardue. Aucun circuit de tuyauterie n’est visible depuis les berges. Un pompage directement par le lit de la rivière n’est toutefois pas écarté par le Syble. Certains domaines reconnaissent leur “bonne et juste” utilisation de l’eau du Lez mais réfutent en bloc les accusations. A ce jour, aucune preuve n’a été fournie, aucun comportement prohibé n’a été dénoncé.
Les domaines viticoles sont définitivement dans l’œil du cyclone. D’une façon ou d’une autre, leurs pratiques au bord du Lez interpellent. Les deux cavistes de la coopérative tentent une modération : “De toute manière, ils ont un devoir de transparence.” Est-ce vraiment le cas ? Les substances utilisées n’étant pas indiquées sur l’étiquetage des bouteilles…
Les collectivités peuvent-elles intervenir ?
Les élus ont-ils connaissance de ces pratiques viticoles, voire de certaines dérives ? Contactée, la préfecture de l’Hérault a simplement rappelé les bonnes relations entretenues entre les acteurs et gestionnaires des eaux territoriales du département et les différents domaines viticoles. En revanche, elle renvoie systématiquement la balle aux organismes compétents et assure ne pas avoir connaissance d’éventuelles pratiques agricoles, voire de certaines défaillances. “Les vignes appartiennent au domaine privé”, précise-t-elle. Les services de L’État délivrent pourtant les licences (ou brevets) d’utilisation des phytopharmaceutiques, et ils ont la responsabilité de les contrôler… Là encore, la Chambre de l’agriculture de l’Hérault n’a pas souhaité réagir. Du côté de la Métropole, aucun élu n’a répondu favorablement aux sollicitations. La collectivité est pourtant propriétaire de certaines parties du Lez, après son achat dans les années 1980 par le maire de Montpellier, Georges Frêche. Elle est également gestionnaire de la Régie des eaux de Montpellier, qui traite l’eau de la rivière à sa résurgence.
Bertrand Plez, adjoint à la commune de Prades-le-Lez, a accepté de répondre : “S’il y en a (de la pollution issue de vignobles, NDLR), je n’ai pas connaissance.” L’élu, délégué à la transition écologique, à l’environnement et à la gestion des risques, ne ferme pas la porte à cette possibilité avant de préciser : “Il y a une commission sur l’eau et la gestion de l’eau au sein de la métropole.” Les communes auraient notamment voté la possibilité de déployer leur police municipale pour contrôler des comportements viticoles douteux. Mais aucune intervention n’a été déclenchée.
Une loi mal définie
Cette difficulté s’ajoute à la gestion des cours d’eau. Si la loi octroie des compétences aux services de l’Etat, son application sur le terrain reste plus complexe. En clair, la préfecture a le contrôle général des cours d’eau et pose des arrêtés préfectoraux. Les villes, métropoles, voire le Département ou entreprises privées en sont propriétaires et ont la charge de les entretenir. De facto, d’en assurer sa surveillance. “Ce partage de compétences complexifie les dossiers. Il y a tellement d’organismes publics et privés… Si elles étaient mieux définies, les choses seraient peut-être différentes”, reconnaît Léa Dominique, du Syble.
Cela en fait-il pour autant des surveillants ? Beaucoup de protecteurs du Lez en doutent. A commencer par les membres de l’association Eau source. “On ne voit jamais personne le long de la rivière que ce soit pour nettoyer ou prendre connaissance de déchets. C’est même nous qui faisons le travail et qui alertons la population et les autorités.” Même les vignerons, premiers concernés, reconnaissent un contrôle trop léger. “Il n’y en a jamais, si ?” Celui du domaine de Saint-Clément concède : “Nous n’avons rien à cacher. Et puis, ils connaissent nos pratiques.”
Des plans nationaux ont également vu le jour pour encadrer l’utilisation des pesticides et autres produits de synthèse dans les exploitations agricoles. Sont-ils efficaces ? “Je ne sais pas. J’ai l’impression que tout le monde fait ce qu’il veut, malgré les lois et la réglementation« , Là encore, la Chambre d’agriculture de l’Hérault n’a pas donné suite.
Dénoncer les pratiques à la justice
Peut-on réparer ces pollutions ? La question agite les habitants des rives du Lez, à Prades. Les spécialistes s’interrogent. “Rien n’est impossible, souffle Lucien. Mais vu l’état actuel de la rivière, il faudrait des décennies pour la ramener à son état d’origine. Pire encore, cela impliquerait de tout changer. Enlever toutes les entreprises qui impactent les eaux, en aval et jusqu’à la mer. Revoir tout. De la résurgence, jusqu’à l’estuaire.” Il se gratte la tête et poursuit : “Les activités viticoles mais de manière plus générale, tous les comportements humains doivent évoluer.” Des choses peuvent être améliorées. Mais pour l’heure, les vignobles participent à la mise en bière du Lez. La seule option ? Changer certains comportements, en dénoncer d’autres. Dans ce cas, un recours en justice est-il possible ? Hélène Bras, avocate spécialisée en droit de l’environnement, est formelle : « Si des associations, de pêche ou de nageurs, arrivent à montrer un préjudice, alors pourquoi pas poursuivre le gestionnaire de la rivière en justice, voire certains vignobles, au tribunal judiciaire, administratif ou pénal. Ce genre de dossier reste toutefois très complexe. » Le Syble, par exemple, pourrait-il agir ? “Nous ne sommes pas assermentés…”, répond Léa Dominique.
L’association Eau source, avec certains riverains de Prades-le-Lez, a bien tenté. En vain… “Les lettres envoyées à l’Etat n’ont jamais abouti à quoi que ce soit, commente le président, Patrick Bémol. Plusieurs personnes devaient venir constater les activités que nous avons relevées. On n’a vu personne.” La véritable question est surtout de savoir si les agriculteurs seraient disposés à arrêter définitivement l’utilisation de certaines substances. Léa Dominique conclut: « Le problème, c’est que même en étant en agriculture biologique, des substances continueront à être utilisées et pourraient être déversées dans le Lez. Il en va de la survie des vignes et de la profession. »
| Le Chabot menacé Coupables désignés ou responsables malheureux, les vignobles sont pointés du doigt. Les conséquences écologiques dans le Lez sont désastreuses. Des espèces sont décimées. Le chabot, petit poisson rare et uniquement présent dans les eaux du Lez, est au sommet de cette liste. Son existence est menacée. “Si la qualité des eaux du Lez venait à se dégrader, il pourrait disparaître”, reconnaît Arthur Haddou, chargé de communication dans un organisme du ministère de l’Agriculture. Idem pour certaines plantes aquatiques ou autres végétations de la rivière. “Tout l’écosystème de la rivière est menacé, précise Léa Dominique, mais tout le monde regarde ses pieds.” Les conséquences en aval sont, à ce jour, encore difficilement mesurables. |
Lény-Huayna Tible
